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LES ENJEUX DE L’AFRICAN BEAUTY

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Parce que très peu de marques mondiales ont fait des femmes afro-descendantes leur cible première, hormis certaines lignes de capillaires lancées par des groupes indiens, pakistanais ou nord-américains, l’African Beauty a un boulevard devant elle.

Célébrée en Asie et source d’inspiration incontestée par la cosmétologie mondiale et surtout européenne, la K-Beauty, acronyme de la beauté de Corée du sud, est devenue un vrai phénomène de société. Les formules innovantes, les textures bluffantes, un packaging jouant l’humour, le nomadisme et la praticité, de nouveaux rituels et un vocabulaire décalé alliant e-beauté et rapidité d’exécution, sont autant de réalisations dont s’abreuvent distributeurs, infuenceurs, médias et consommatrices.

Ces offres qui répondent au mode de vie des Coréennes où la beauté est une gageure dont l’importance est inculquée dès le plus jeune âge aux petites filles, trouvent un écho favorable et un appétit aiguisé chez les consommatrices occidentales. Les prouesses technologiques, les nouvelles habitudes (exemple le layering) qu’elle induit rend la K-Beauty particulièrement attractive.

L’AFRIQUE EST LE GRENIER DU MONDE

Riche en ingrédients entrant dans la composition des produits de beauté, l’Afrique est effectivement le grenier du monde. En effet qu’il s’agisse des plantes rares recherchées par les nez de la parfumerie, la vanille de Madagascar, l’ylang-ylang de Tanzanie, le gingembre, le poivre, les baies, le karité, le neem, l’argan, le roiboos, les essences d’agrumes, etc., l’Afrique regorge de trésors de bienfaits sans lesquels les produits de synthèse auraient une place de roi dans nos crèmes quotidiennes. Très présent dans un grand nombre de produits de soin fabriqués et prisés en Occident, le karité est l’or vert de l‘Afrique de l’Ouest où son utilisation fait de bonheur des femmes depuis des lustres.

Pourquoi s’intéresser à l’Af-Beauty, l’African Beauty ? Parce que la rareté des structures de transformation de ses produits de base leur a permis de conserver ce côté naturel, efficace, inclusif et peu polluant. Nombre de marques européennes ont fait leur succès en travaillant directement avec des coopératives locales, (The Bodyshop, l’Occitane, etc.), en valorisant le travail des producteurs et en donnant une valeur ajoutée à une matière première qui n’a pas encore dévoilé toutes ses possibilités. Le succès de l‘arganier n’est plus à démentir. Le moringa, plante bénie des dieux, fait le délice des naturopathes et s’invite dans les préparations beauté et en cuisine tout comme la spiruline. Et la liste est longue de ces plantes, herbes, arbres et végétaux qui participent à l’efficacité des crèmes, laits, baumes et onguents qui prolongent la jeunesse et augmentent l’éclat des peaux caucasiennes.

Parce que très peu de marques mondiales ont fait des femmes afro-descendantes le cœur de leur cible, en dehors de certaines lignes de capillaires portés par des groupes indiens, pakistanais ou nord-américains, l’African Beauty a un boulevard devant elle. Devant l’absence d’offres des mastodontes de la beauté et l’afflux de demandes des consommatrices afro-antillaises pour des produits parfaitement adaptés à leurs besoins et leurs spécificités, il y a une place immense pour le développement et le succès de l’AF-Beauty sur un continent qui en 2050 comptera près de deux milliards d’habitants et en direction d’une diaspora friande des réalisations en provenance de leur pays d’origine.

S’il n’existe pas à l’heure actuelle de marque continentale ou de ligne dont la notoriété a dépassé les contours d’une zone géographique, c’est parce que les investissements restent timbres dans ce secteur mal connu des financiers classiques et mal appréhendé par les investisseurs audacieux. Pourtant, les potentialités existent bien, même si la recherche et le développement restent encore balbutiants, cependant tout concourt à assurer à la AF-Beauty le plein succès qu’elle mérite. Et l’ouverture des frontières et des zones économiques comme la Zeclaf devrait faciliter la diffusion et l’expansion d’enseignes dynamiques. Avec le chiffre d’affaires qu’il génère mondialement et estimé à 863 milliards de dollars (source Zion Market Research) pour 2024, le marché de la cosmétique affichait déjà un taux de croissance de 5,25 % en 2019. Après une forte accalmie due à la pandémie de Covid 19, ce taux est remonté pour le grand bonheur des maisons concernées. Quant à l’Afrique, selon le cabinet Euromonitor, la croissance du secteur est de 10 % quand le reste du monde frémit à 4 %. Un filon pour qui s’en emparera.

Photo : Ernest Collins

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